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Carnet de mots avant la suite…

Le passé s’est écoulé. La suite est pour demain

Un petit post alors pour revenir en arrière…Et l’agenda à venir

Deux bagnards dans un Cayenne glacial, en pause de leur labeur forcé, qui se racontent et se rêvent. 40 min de plongée dans un texte écrit dans les années 50 et qui sonne comme une actualité d’aujourd’hui. On parle d’éducation, du réchauffement climatique, des hommes, des femmes et du monde en mouvement.

De toute évidence, nous avons un bonheur monstre à jouer ce texte de René De Obaldia.

Les personnages sont magnifiques dans leurs existences cabossées. Désabusés, ils gardent une force de vie tellement émouvante, une capacité à rêver des possibles. Humain parmi les humains, déshumanisé par leur condition de bagnards.

Et puis surtout, quel bonheur de jouer du théâtre non pas DE rue mais EN rue. Utiliser le décor naturel sans rien d’autre que deux caisses et un tas de cailloux, pas de sono, pas de fioritures… juste les mots. Il y a quelque chose de grisant dans ce dépouillement.

Nous avons eu la joie d’aller jouer au « lieu » à Grenoble (Un espace de débat et de projets par les habitant.e.s de la rue et de la ville). Un vrai moment de rencontre avec des gens de tout horizon, travaillant pour que se rencontrent les différentes strates d’une ville et en particulier pour que les gens sans toit puissent trouver un endroit de refuge. On y trouve une salle de vie, des ordis, mais aussi une boutique sans argent, un materiauthèque, et puis de la vie, de l’entraide. https://lieugrenoble.wordpress.com/a-propos/

Un grand merci aux organisateurs du « festival des 3 villages » pour leur invitation. Un festival de théâtre dans les montagnes de Sisteron (04). Du théâtre dans les champs, sous les arbres, au bord des ruisseaux qui chantent. Il y avait du beau monde et beaucoup de public. Petit clin d’œil à la cie https://leschevalsdetrois.com/ et https://accorddeson.wixsite.com/site/miserables. Festival des 3 villages : http://www.festitheatre3v.fr/

Florilèges de retours en mots : « Extraordinaire prestation dans le vent de Pernes, du vrai théâtre dans la rue, un Célestin tellement émouvant et un bonus habité. Merci ! » / « Un sujet grave qui nous fait réfléchir sur la notion d’égalité entre les hommes » / « Très beau jeu d’acteurs, émouvant, ça brasse pas mal » / « Les comédiens sont justes et nous bouleversent » / « Conclure la scène avec « Le bagne » de Victor Hugo, accompagné à l’accordéon et à la contrebasse fait encore monter d’un cran l’émotion et la communion du public avec votre jeu et le message que vous faites passer. Un grand moment d’humanité, vraiment bon à prendre par les temps qui courent. Merci »

Doucement ce spectacle prend forme. Nous avons fait une courte résidence de travail sur les premières histoires que nous voulons mettre en scène. Nous avons joué devant quelques pros afin de réfléchir à la suite et d’entendre les retours.

Nous sommes confortés dans notre intention de départ. La musique composée par Alexandre Chaigneau est vraiment très belle, inventive et expressive. Le quatuor de saxophone « Saxiel » qui l’interprète est composé de musiciens et musiciennes exceptionnelles. Le comédien commence à s’imprégner du personnage et son jeu clownesque trouve ses marques.

La scénographie est très épurée et permet ainsi une grande amplitude de jeu.

Le prochain rdv se fera courant juillet.

Retours en Photos de la résidence « Poivre de Cayenne » et GR 38 « Capilliculture » Mars 19

Retour en photos de ces 10  jours (17 au 27 mars 2019). Une semaine de résidence aux Abrets en Dauphiné pour la création de « Poivre de Cayenne » de René De Obaldia. Une scolaire avec les CM2 de la commune (Super moment d’échange avec les élèves autour d’un texte et une pièce de théâtre que nous pensions au départ un peu éloignée d’enfants de cet âge). Une représentation magique dans une magnifique grange en pisé sur la commune de la Batie Divisin. Un grand merci aux Les Abrets-en-Dauphiné et à Yaelle (@photos).
Et puis, une représentation de « CAPILLICULTURE » au GR 38 (association de l’Isère pour le développement culturel) devant un gros public de professionnels (https://gr38.org/interscenes/).
Bref, 10 jours intenses. Merci Coopérative Tchookar pour le soutien logistique et administratif.

« POIVRE DE CAYENNE » de René De Obaldia… Création et résidence aux Abrets en Dauphiné.

affiche nouvellePendant la semaine du 17 au 22 mars, Michel Seib et Yannick Barbe se retrouvent pour une création théâtrale. « POIVRE DE CAYENNE » De René De Obaldia. 

Créé en 1961, à Paris en compagnie d’Amédée et de Roland Dubillard, ce chef-d’œuvre de surréalisme et d’absurde est un petit bijou de drôlerie. « Poivre de Cayenne » n’en reste pas moins un texte aux multiples sens. 

Une première ébauche de ce spectacle avait été initiée en 2011, puis rangée dans les cartons. C’est avec un grand plaisir que les rôles de Cassius et de Célestin reprennent vie à la Cie de Poche. 

Télcharger le dossier du spectacle : livret  poivre de cayenne

SYNOPSIS

L’un, Célestin est grand, assez simplet ;
L’autre, Cassius est  petit et astucieux

C’est la pause ! 

Une occasion pour eux de causer un peu . Alors, ils s’épanchent, se racontent, philosophent, dans le langage fleuri du populo parisien.
Où sont-ils ? Qui sont-ils ?

Sont-ils, deux pauvres types oubliés des hommes, emprisonnés dans un passé à jamais disparu, qu’ils ressassent à l’infini ? Deux fous en pleine crise de délire ? Deux poètes en plein rêve ?

Cependant, ils ont froid au bord d’une route à…Cayenne .
Ils sont en pause et font le tour du monde qui est le leur, évoquant au passage le climat sens dessus dessous, les nations en guerre, l’amour…et la raison perdue.

montage copie

Texte René de Obaldia « Sept impromptus à loisir » édition Grasset 2007 / Interprétation  Yannick Barbe et Michel Seib / Mise en scène Yannick Barbe et Michel Seib / Aide à la mise en scène Véronique Frèche / Scénographie Cie de Poche

Une production de Tchookar Scop et Cie de Poche.

Une co-production de Les Abrets en Dauphiné  Avec le soutien de L’ArTisterie Fontaine